La bio de Disté
Par La présidente • le août 13th, 2008 • Categorie: Disté A. Camara
Toute l’énergie de l’Afrique à travers la danse et la percussion
Né en République de Guinée, Disté, dés son plus jeune âge, découvre le rythme sur les hanches de sa mère.Très vite attiré par le mouvement du corps, il commence par animer de « minis stages »avec ses camarades de « quartier » pour le plaisir de bouger, de s’amuser ; avec déjà, cette conscience naturelle de la scène.La république de Guinée est alors sous le régime de Sékou Touré : la danse et la musique y règnent en maître.
Le Président Sékou Touré, pionné dans l’émancipation artistique de l’Afrique, en a fait des disciplines obligatoires dans le cursus scolaire. Disté suit donc le parcours établit. Mais très vite remarqué, il gravit les échelons « communaux », puis « départementaux et régionaux » et en 1975 obtient le diplôme national de danse de la Guinée. Les portes s’ouvrent pour lui en Guinée, mais il décide de partir.
A cette époque, pas d’internet, ni de télévision, l’information circule mal, mais Disté sent en lui, comme une évidence : la danse est universelle. Elle ne peut s’arrêter aux frontières de la Guinée. Il veut découvrir d’autres horizons. Il quitte alors son pays pour voyager dans toute l’Afrique à la rencontre de la danse et des percussions : Mali, Sénégal, Burkina Fasso, Niger, puis la Côte d’Ivoire. Là il intègre le ballet de VRIDI dirigé par le fondateur des ballets nationaux de la côte d’Ivoire MAMADOU CONDE.
Il y fait ses armes dans les tournées africaines. Il voyage. Mais, là encore il sent qu’il y a encore autre chose à découvrir. Le ballet de VRIDI est une formidable famille mais le cercle est trop restreint. La danse pas suffisamment représentée dans sa diversité.
Il rejoint alors le prestigieux ballet « KOTEBA » créé et dirigé par Souleymane KOTY. Souleymane KOTY se rapproche de la pensée de Disté, la danse se conjugue au pluriel. Composé de danseurs issus de toute l’Afrique de l’Ouest. Il y sera formé à la danse rythmique et acrobatique, à la musique, au théâtre, au chant et aux mimes. La lutte y est sans merci. La concurrence est rude. Seul les meilleurs sont admis, les partisans se bousculent aux portes. Il faut être l’excellence et le rester. Disté s’entraîne sans relâche, il partira en tournée dans toute l’Afrique de l’Ouest, puis en Europe où il fera deux tournées. Au cours de ces tournées, la conscience de la danse continue de se développer en lui. Il commence à s’ennuyer, il veut encore découvrir, mais cette fois hors des frontières de l’Afrique.
En 1985, il quitte le ballet KOTEBA et part à la découverte de l’Europe. Il se produit en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Espagne, en Belgique puis en France où il rejoint ses « frères de patrie ». Ensemble il crée le groupe « KALOUM MESSANGER » ou « LES FRERES SYLLA ». S’enchaînent alors des tournées dans toute la France, en 1986, il fait la rencontre de MORY KANTE sur la scène du zénith à Paris.
De 1985 à 1987, il sillonne la France entière avec le groupe, anime des stages de danse et de percussions, se produit dans de nombreux festivals musicaux. Il travaillera quelques années avec la Maison des Peuples et de la Paix. Peu à peu il aiguise un don inné de transmission, une forme de pédagogie naturelle, tout en continuant de découvrir une autre approche de la danse. Marseille, Toulouse, Albi, Epinal, Chauvigny, Paris, puis la Charente il décide de se poser en 1987. Il sillonne tout le département, se produit, monte une troupe de danse, réalise des stages en Guinée, travaille auprès d’enseignants en milieu scolaire, d’éducateurs en milieu hospitalier. Il enchaîne les actions, crée l’association « TAM TAM A MA PORTE » à laquelle succèdera en 1999 l’association « TAMBOUR KA DANSE ».
Véritable troubadour des temps modernes, Disté ira dans les campagnes les plus retirées, là où la diversité culturelle de la « ville » ne parvient pas. Tout au long de ses années il crée peu à peu son style, emprunt de sa culture bien sûr, de sa formation professionnelle au sein des ballets, de ses rencontres avec différentes civilisations et surtout de sa conception instinctive que la danse, comme la musique sont universelles, qu’elles ne sont pas une, mais unité.
Aérienne comme dans les ballets, vigoureuse et énergisant comme l’Afrique, il rajoute à son style l’expression et donne la liberté aux corps et aux esprits de s’exprimer tant dans la danse que dans la musique. Que chacun trouve sa « ka danse ».
La présidente is
Email this author | All posts by La présidente



