Tambour Ka Danse

Danse et percussions africaines en Charente

Ses influences musicales

Par La présidente • le sept 1st, 2008 • Categorie: Disté A. Camara

En Afrique et notamment en Guinée, la musique est un des fondements de la vie sociale. Elle est vecteur de communication par le rythme et le mouvement.
A.Diste Camara fait revivre cette tradition ancestrale qu’il a su adapter à notre société. Que ce soit à travers la danse ou les percussions, il cherche l’expression du corps et de l’esprit.
Travaillant sur des rythmes traditionnels de Guinée, il nous entraîne ainsi à la découverte de son pays à travers ses musiques et ses mouvements, tout en recréant la chaleur de l’Afrique.
Tour à tour le stagiaire voyage du Mandingue à la Basse Guinée et effleure les pourtours de la Sierra Léone.
C’est ainsi que nous découvrons le retour de la chasse avec Sofa* chez les malinqués, ou encore Soli* pour les cérémonies d’initiations.
En Basse Guinée, nous évoluons aux rythmes de Yankadi* ou «danse de la séduction» utilisée notamment dans les soirées de rencontre entre jeunes «initiés ». Mais Yankadi est surtout «la musique» de référence dans cette région de la Guinée. C’est elle que l’on enseigne en premier et qui est utilisé pour les «annonces». De cette région nous utilisons beaucoup également les rythmes de Cynté, davantage réservée aux grandes cérémonies comme les mariages, les baptèmes…
Chez les Bagas, peuple de Basse Guinée, se sera plutôt Sorsorné* ou Macourou*.
Le voyage continue et nous emmène aux abords de la Sierra Léone avec Yolé*. Musique des pêcheurs faite du mélange de sons de Basse Guinée et de Sierra Léone Les pêcheurs se retrouvaient aux abords de la Sierra Léone pour vendre le poisson à la criée et comme dans tout évènement de la vie courante, la musique rythmait ce moment et a cristallisé cet épisode de la vie quotidienne dans «yolé».
Puis nous remontons en moyenne Guinée, chez les Peuls, peuple nomade où nous découvrons «La danse des Peules ou Foulé faré*, traditionnellement utilisée pour les  grandes cérémonies, comme les mariages, les baptêmes…
Les instruments traditionnels que nous retrouvons dans les stages, sont le Doum-doum composé de grosses caisses : c’est le «batteur» du groupe qui est au commande de ces instruments.
et le Djem bé qui libère trois sons indispensables pour la clarté et la pureté du rythme. Ses sonorités s’obtiennent simplement, pourrait-on croire, par le placement des doigts lors de la frappe et leur écartement. Mais comme pour tout instrument, il requiert une grande rigueur dans son utilisation si l’on veut en extraire toute sa finesse.

Le stage de danse commence par un échauffement du corps et une immersion dans l’atmosphère et la cadence qui règneront tout au long du cours. Puis de mouvements simples en enchaînents rythmés, le stagiaire sans s’en apercevoir apprend 2 ou 3 chorégraphies qu’il a parfaitement mémorisées. Les percussionnistes sont à l’écoute des danseurs ; ils accélèrent progressivement la cadence sous la direction de Diste, permettant ainsi au corps et à l’esprit de se «lâcher» pour un instant.
C’est à ce moment, lorsque la danse n’est plus conscience et que seul le rythme des djembés guident le corps, que le stagiaire entre dans l’Afrique et découvre ce fabuleux pouvoir de légèreté que nous procure cette culture.
* Rythmes traditionnels :
➢    sofa, soli  :ryhtmes du mandinque
➢    Yankadi : basse guinée, cynthé
➢    Sorsorné et Macourou : rythmes du peuple Baga (basse guinée)
➢    Yolé : basse guinée et Sierra Léone
➢    Foulé fouré : rythme du peuple Peuls de moyenne guinée
Directement liées à son enfance….

Laisser un commentaire